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Walter Innocent Jr

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À Donald J. Trump, Président des États-Unis d’Amérique Monsieur le Président, En tant qu’Haïtien, je vous écris au nom de Jean-Jacques Dessalines, de Capois-la-mort et de Toussaint Louverture. Et en tant qu’amoureux des mots, je profite de l’occasion pour définir avec vous le sens des mots « trou » et « merde », et peut-être même jongler un peu avec ceux-ci. Donc, selon vous, Monsieur le Président, Haïti et les États africains sont des pays de trou à merde? De quel trou faites-vous allusion exactement? S’agirait-il du trou que vos ancêtres européens ont creusé durant l’esclavage? Et parlez-vous de la…

Pourquoi devenons-nous soudainement des « minorités » invisibles lorsqu’il s’agit de nominations politiques et de pubs représentant Montréal? « Et pourquoi ceci? Pourquoi cela? » N’est-ce pas un beau titre pour notre vielle chanson? Cela dit, en jetant un coup d’oeil sur l’un des réseaux sociaux, j’ai pu constater la déception de plusieurs internautes haïtiens suite au dévoilement de ce comité exécutif tout blanc, qui nous annonce un Noël en blanc. J’approuve la déception de mes compatriotes. Je suis moi-même déçu. Comme explication possible, on évoque l’absence d’élus noirs ou arabes au sein du parti Projet Montréal. Ah bon? Laissez-moi…

Depuis quelques jours, est circulée dans les réseaux sociaux une vidéo qui dévoile la vente aux enchères d’êtres humains en Libye. Une vente aux enchères évoquant la période des traites négrières lorsqu’on s’aperçoit que ces êtres humains sont en fait des migrants de l’Afrique subsaharienne. Or, cette situation nous permet de constater que les Libyens ont la mémoire courte : en réduisant ces migrants noirs à l’esclavage, ils ne reconnaissent pas le rôle qu’Haïti, un pays noir, a joué dans l’indépendance de leur pays. D’ailleurs, je ne vois même pas pourquoi j’euphémise ce fait en parlant d’indépendance. N’ayons pas peur…

Il y a quelques jours, un ami me racontait comment il est follement amoureux de sa nouvelle copine. Un autre m’avouait qu’il est secrètement fou de sa collègue de travail. Et je suis moi-même un fou du sport. Bref, nous avons tous eu une certaine folie dans la vie. L’auteur brésilien Paulo Coelho croit même qu’un peu de folie est nécessaire pour faire un pas de plus. Le hic, c’est que plusieurs d’entre nous, surtout dans la communauté haïtienne, font deux pas en arrière en ce qui a trait à la santé mentale. Nous nous approprions ces termes émanant des…